Hebdo 39 Dole - Auxonne

Centre hospitalier Louis Pasteur : le flou se dissipe légèrement…

  • L’avenir de l’hôpital Pasteur était au coeur d’un rendez-vous crucial au Ministère de la Santé, jeudi 28 juin.
  • L’avenir de l’hôpital Pasteur était au coeur d’un rendez-vous crucial au Ministère de la Santé, jeudi 28 juin.
Quelques jours à peine après l’assemblée générale de ses personnels, l’avenir du Centre Hospitalier Louis Pasteur parait moins flou. Condamné il y a encore quelques semaines au déclassement ou à un plan de redressement drastique qui aurait probablement signé son arrêt de mort, l’hôpital Pasteur a, aujourd’hui, la certitude de conserver son statut, même si la situation n’est pas parfaite. Détails.

Point névralgique  de l’offre publique de soins pour les 100 000 habitants du bassin dolois, l’avenir de l’hôpital pasteur était au coeur d’un rendez-vous crucial au Ministère de la Santé, jeudi 28 juin. Jean-Baptiste Gagnoux, Maire de Dole et président du conseil de surveillance du centre hospitalier Louis Pasteur (CHLP) ainsi que Jean-Marie Sermier, Député de la troisième circonscription du Jura, ont ainsi rencontré la Ministre de la santé, Agnès Buzyn, en présence du directeur de l'agence régionale de santé (ARS), afin d'infléchir les exigences contenues dans le plan de redressement concocté par l’ARS et ainsi tenter de lever les craintes qui pesaient sur l’avenir de l’établissement hospitalier dolois…


Investissements et réorganisation

Au retour à Dole, la satisfaction était plutôt de mise pour les élus, le plan de redressement voulu par l’ARS ayant été totalement abandonné et remplacé par un contrat de plan et d’organisation. L’État va donc s’engager au côté de la ville pour consolider une partie des activités présentes sur le site du CHLP, en participant à la rénovation des blocs opératoires par exemple ( pour un coût total de 7 million d’euros). En contrepartie, l’hôpital va devoir tout de même se réorganiser dans certains services, ce qui va entrainer la suppression de certains postes et de lits dans les trois ans à venir. Interrogé, le Maire n’était pas certain que l’ARS reculerait encore, après les concessions obtenues auprès de la Ministre, sur le nombre de suppressions de postes ou de lits, malgré une mobilisation de tous les instants de la part des personnels de l’hôpital…

Partenariats…

Certes ces suppressions sont moins nombreuses que prévues à l’origine, mais ne risquent-elles pas d’obérer la capacité fonctionnelle du CHLP en faisant fuir certains praticiens effrayés par l’absence de personnel ? Une hypothèse qui a été soulevé par les membres de l’opposition municipale et qui devra se vérifier avec le temps. La priorité numéro un ayant été de sauver les blocs, la maternité et les urgences, il va désormais falloir continuer à développer les partenariats avec les CHU Jean Minjoz (Besançon) et François Mitterrand (Dijon) afin d’obtenir le détachement de médecins sur des temps partiels pour continuer à étoffer certaines spécialités en souffrance… Loin de ces débats, les personnels du centre hospitalier Louis Pasteur ne désarment pas, dans leur combat pour le maintien d’un service public de la santé, de qualité, dans le bassin dolois et appellent la population à se joindre à eux. 

Une opposition « constructive »…

Du côté de l’opposition municipale, on se veut constructifs. Mais, si les élus de la gauche doloise sont ravis des avancées obtenues par Jean-Baptiste Gagnoux et Jean-Marie Sermier, ils espèrent mieux. Françoise Barthoulot, Jean-Claude Wambst, Ako Hamdaoui et Timothée Druet, rencontrés lundi 2 juillet ont rappelé, notamment, leur opposition à toute suppression de poste ou de lit.

Par ailleurs, s’ils soutiennent la démarche du Maire en ayant adhéré au comité de soutien à l’hôpital (à l’exception d’Ako Hamdaoui) ils espèrent voir le consensus trouvé sur la motion voté lors du dernier conseil municipal continuer à vivre loin de toute récupération politique. Les élus de la gauche municipale estiment en outre que la politique de santé de la majorité n’a rien révolutionné, bien loin des promesses de campagne et que l’équipe actuelle met en place des solutions prônées par Jean-Claude Wambst que l’ARS avait refusé d’appliquer à l’époque...

Une remarque que Jean-Baptiste Gagnoux balaie d’un revers de la main, tout en prenant acte des bonnes intentions de son prédécesseur, en rappelant que sous le mandat précédent aucun investissement n’a été réalisé quand 7 millions d’euros le seront désormais. Dans cette guerre de chiffres, une variable est constante à toutes les majorités : c’est bel et bien l’ARS qui fixe le cap…


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