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L'examen de passage du Moulin Toussaint, réussi par les Radeliers

  • Les radeliers après la descente, la pause.
  • Les radeliers après la descente, la pause.
  • le port de Dole et les radeliers, il y a plus d'un siècle !
  • Les radeliers après la descente.
  • Le travail du bois, parmi les animations.
L'association "Les Radeliers de la Loue" se situe dans le Val d'Amour. Leurs actions co-existent en partenariat avec l’Association Internationale des Flotteurs et Radeliers. Dimanche dernier, quelques braves se sont risqués à passer la portière à radeaux du Moulin Toussaint, avec succès, à Cramans.

Le bois est l'une des richesses naturelles du massif du Jura, à tel point que l'on parle de "civilisation du bois" au sujet de l'économie traditionnelle jurassienne. Issu des parlers franco-provençaux, le mot radelier, "rad'li" ou "reydellet" désigne un des plus vieux métiers de ce pays de montagnes, de forêts et de rivières : celui du conducteur de radeau.

Le radeau est l'un de nos anciens moyens de locomotion, qui à une époque où nulle voie terrestre ne permettait le commerce, initia par le flottage les premiers échanges à longue distance, troquant le bois de son embarcation rustique et diverses denrées chargées à bord, le sel par exemple, contre d'autres valeurs. Reliant le cœur des régions continentales aux premières cités côtières.

Ainsi, durant de nombreux siècles, l'homme confronté au problème du transport de lourdes charges eut recours aux rivières, "ces chemins qui marchent", et à ce mode de navigation primitive.

Le flottage des bois sur les rivières de Franche-Comté, surtout à partir de la fin du 17ème siècle, présente un intérêt considérable et mérite une pleine reconnaissance. C'est en effet par les voies d'eau que fut effectué l'essentiel des expéditions de la richesse forestière régionale, une activité florissante avec une apogée en 1850 avant que le chemin de fer, le grand concurrent, ne prenne progressivement le relais dès la fin du 19e siècle. C’est donc en 1901 que l’activité du flottage disparaissait sur la Loue, puis ce fut au tour de la Saône au lendemain de la Première guerre.

Une aventure formidable dont l'histoire fut quasiment engloutie dans les mémoires avant de ressurgir du fond de nos rivières voici quelques années grâce à la ténacité de Robert Francioli et de toute son équipe :

 « Il faut se souvenir qu’à cette époque, le port du village de Chamblay occupait plus d’une centaine de bras, les hommes assemblaient et conduisaient chaque année plusieurs centaines de radeaux formés de 9 à 11 troncs liés ensemble prêts à descendre les courants avec leur équipage ! » explique-t-il.


Une belle fête ce Dimanche

 

A l'issue du passage de la portière à radeaux du Moulin Toussaint, réalisé avec succès, Catherine Brochet coorganisatrice avec son mari, ajoutait :

« La météo a été clémente, grâce à cela nous avons eu beaucoup de monde. Si je pouvais lancer un appel par votre journal, ce serait celui- ci : aujourd’hui notre association se développe et est à la recherche de nouveaux adhérents pour enrichir son équipe. Nos radeliers ont besoin d’un coup de jeunes ! Faites un appel à la jeunesse qui pourra vivre de beaux moments tout en faisant perdurer l’histoire et le beau patrimoine de notre belle région ».

Le local de l’association (le Repaire des Radeliers, 57 Grande Rue à Chamblay ) propose une exposition tout cet été. L'occasion aussi de découvrir le superbe sentier pédestre et VTT des Radeliers, une découverte sur une distance de 15 km dotée de 20 haltes avec chacune un intérêt sur le sujet.

 

Contact et info : www.radelier-de-la-loue.asso-web.com et brochet.radeliers@orange.fr


Qu’est-ce qu’une « Portière » en terme de radelier ?

« C’est tout simplement le passage spécifique qui permettait autrefois aux radeliers d’avoir la vision de l’endroit précis où ils devaient opérer la descente des cascades de la rivière. Cet ouvrage surmonté d’un énorme tronc de bois doit être hissé au passage des radeaux à la seconde où le chef de l’embarcation s’écrie : Portière ! » indique Robert Francioli, créateur et président de l’association et de la Confrérie Saint Nicolas (Saint patron des Radeliers), qui a pris ce flambeau depuis maintenant 24 années.


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