Hebdo 39 Dole - Auxonne

LR : Annie Genevard et Virginie Duby-Muller au chevet des adhérents jurassiens

  • Annie Genevard, à gauche, et Virginie Duby-Muller, au centre, sont venue à la rencontre des militants LR jurassiens accompagnés du député Jean-Marie Sermier, de la Sénatrice Marie-Christine Chauvin, et du nouveau secrétaire de section lédonien Richard Fichet.
  • Annie Genevard, à gauche, et Virginie Duby-Muller, au centre, sont venue à la rencontre des militants LR jurassiens accompagnés du député Jean-Marie Sermier, de la Sénatrice Marie-Christine Chauvin, et du nouveau secrétaire de section lédonien Richard Fichet.
La secrétaire-générale des Républicains (LR) ainsi et que la secrétaire-générale adjointe en charge des fédérations étaient toutes les deux en visite à Dole, mercredi 4 juillet, pour rencontrer des adhérents encore déboussolés par les défaites de 2017 et la première année du quinquennat. À la sortie de cette réunion tenue dans la stricte intimité militante, nous avons eu l’occasion de pouvoir échanger quelques minutes et de faire le point sur la reconstruction de la droite.

Chez Les Républicains (LR), la reconstruction semble être un long processus. Après deux présidentielles et deux législatives perdues, les adhérents ont connu des périodes délicates, rendues d’autant plus douloureuses par un Emmanuel Macron mettant en place certaines mesures dont la droite avait toujours rêvé sans jamais oser passer à l’acte…

«  À la reconquête des territoires… » 

Alors que ces moments délicats sont encore présents dans toutes les têtes, la nouvelle direction de LR s’est fixé comme objectif de repartir par la base, en faisant le tour de l’ensemble des fédérations avant la fin de l’été. Annie Genevard, députée du Doubs, Vice-Présidente de l’Assemblée, mais aussi secrétaire-générale des Républicains, accompagnée de Virginie Duby-Muller, députée de Haute-Savoie, et secrétaire-générale adjointe en charge des fédérations, avaient donc pris leur bâton de pèlerin lors d’un passage à Dole mercredi 4 juillet. 

Thérapie de groupe…

Durant quelques heures, dans une réunion réservée aux adhérents à jour de cotisation et interdite à la presse, les deux responsables du mouvement ont entouré les cadres et élus locaux pour prêcher devant les 160 militants jurassiens présents. Des militants toujours « traumatisés », selon l’expression d’Annie Genevard, par la double défaite de 2017, mais très motivés à tourner la page au plus vite, une habitude pour elle et pour Virginie Duby-Muller puisque dans le cadre de l’opération « à la reconquête des territoires » plus de 70% des fédérations ont déjà été visitées, ce qui a multiplié les occasions de se rendre compte de l’état d’esprit actuel des militants.

Reconstruction…

Plus que jamais convaincues de l’obligatoire reconstruction rapide d’une droite forte, notamment face à la réforme constitutionnelle voulue par le Président de la République, qui serait un « coup de bazooka contre l’Assemblée », selon les mots d’Annie Genevard, les deux députées ont tenté de répondre à nos interrogations sur la reconstruction du principal parti de droite. Interrogées sur les récentes dissensions idéologiques internes à LR, qui ont menées au départ de Virginie Calmels de son poste de numéro 2 du partie, les deux responsables ont tenu à insister sur le maintien au sein de LR de l’ensemble des composantes traditionnelles de la la droite et sur l’arrivée de Jean Léonetti, figure de l’aile centriste, comme premier vice-président du parti suite à la démission de Virginie Calmels. Très critique face à l’attitude du Président de la République vis à vis de l’opposition (ce dernier souhaiterait fracturer la droite, ndlr,) la députée du Doubs souhaite inviter les Français à nourrir une réflexion sur la nécessaire présence, pour la vivacité démocratique, de partis d’oppositions, capable d’être de véritables forces de propositions… 

Corpus idéologique ?

C’est là que le bât baisse pour l’instant. Depuis l’élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti de droite en décembre dernier, aucune piste programmatique ne semblait pointer le bout de nez. Coincé par les mesures libérales d’Emmanuel Macron, la droite devait repenser son logiciel. Les traces du traumatisme étaient aussi encore présentes et Annie Genevard comme Virginie Duby-Muller, nous l’on confirmé, « après une première phase de stabilisation du parti, on rentre dans la phase de construction d’un programme ». Un programme qui sera pensé autour autour de trois axes majeurs « le régalien, l’équité territoriale et sociale, ainsi que l’affirmation de la dimension européenne de la France », le tout sans oublier une référence au gaullisme social. Un moyen pour Les Républicains d’appuyer « là où ça fait mal » pour la majorité présidentielle, d’essayer de toucher les classes moyennes, les territoires ruraux, les déçus de la politique du Président Macron… Un corpus idéologique qui reste à affiner, mais qui, dans un département qui a voté à plus de 78% pour Laurent Wauquiez lors de l’élection interne de décembre 2017, a visiblement beaucoup séduit les militants… 


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