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Patrick Viverge en croisade contre Christophe Perny ?

  • Patrick Viverge
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Faute d'avoir pu s'exprimer librement, le conseiller général du canton de Dole Nord-Est a quitté la séance publique lors de la deuxième décision modificative s'étant déroulée vendredi dernier à l'Hôtel du Département. Il n'entend pas en rester là...

Alors que l'on pourrait le croire abattu, Patrick Viverge s'est au contraire revitalisé. Plus que jamais décidé à s'exprimer ouvertement sans contrainte et à se rebeller contre ce qu'il considère "un véritable déni de démocratie imposé par le président du Conseil général".
"Les élus sont pour l'immense majorité des maires discrets qui ne gagnent que quelques centaines d'euros par mois et font un travail remarquable. Au Conseil général c'est pareil, beaucoup sont compétents, à gauche comme à droite, il n'y a que quelques exceptions..." regrette-t-il. Et d'ajouter : "Cela me renforce dans ma conviction. Je continuerai mon travail, à faire des propositions pour ce que j'estime être meilleur, comme je l'ai toujours fait. Le mépris est l'argument des faibles. En 2015, quand sonnera l'heure du bilan, il faudra expliquer la dette, expliquer pourquoi aucune position n'a été prise pour l'Hôpital de Dole. La belle communication colorée ne suffira plus... Tout le monde a intérêt à faire attention aux positionnements politiques et aux attitudes, car il faudra bien un jour ou l'autre rendre des comptes..."

Rappelons qu'en séance publique, traditionnellement, le président du Conseil général s’exprime, puis c'est à tour de rôle aux  responsables de groupe de prendre la parole.
Vendredi dernier, Patrick Viverge prenait alors le micro afin de signifier que la politique nationale avait un impact important sur le Conseil général (notamment concernant les dotations de l’Etat) ce qui entraînerait des choix budgétaires importants pour le Conseil général.

"Si on excelle dans les jeux, il ne faut pas oublier le pain..."

"J’ai insisté sur le fait  qu’au niveau national, il n’y a pas de cap identifiable et qu’il serait bon qu’au Conseil général, nous en ayons un.  Ce cap pourrait être celui des politiques territoriales mais dans ce cas, il faudrait une boussole  : "l’observatoire" que le groupe Jura Terre de Gauche avait proposé et qui n'est toujours pas mis en place. Face aux difficultés des entreprises (à Solvay, où 700 emplois sont menacés, Ideal Standard, ou chez les artisans qui se considèrent comme des sacrifiés, et les 120 exploitations agricoles qui disparaissent chaque année), il est temps de mettre une politique territoriale cohérente autre que l’Appui à l’Immobilier d’Entreprise (AIE) qui paraît bien dérisoire. De même, la politique de la prévention de la santé, consistant à participer à l’installation des défibrillateurs pour plusieurs millions d’euros est sans doute une bonne chose, mais pourquoi ne donnons-nous rien pour le diabète ou  pour AVC 39,  et pour d'autres associations ? La politique de la santé doit être globale, en y incluant la défense de nos hôpitaux que nous regardons passivement se faire démanteler par l'ARS. Nous ne sommes plus à l’époque de César,, lorsqu'on donnait du pain et des jeux au peuple. Si on excelle dans les jeux, il ne faut pas oublier le pain..."
Le conseiller général du canton de Dole Nord-Est  relate ainsi : "A ces propos, le président du Conseil général m’a répondu par le mépris, l’injure, l’arrogance, et a refusé que je reprenne la parole pour me défendre contre ces attaques à caractère personnel. Devant ce déni de démocratie, j’ai quitté la séance".
Avec le recul, il analysait : "L’arrogance, le mépris, la violence verbale ne me surprennent pas de la part de Christophe Perny. On retrouve là sa marque de fabrique. En revanche, son aveuglement face à la politique de François Hollande qu’il soutient me consterne. Il témoigne de son inaptitude à cerner les difficultés rencontrées par les Jurassiens et à mettre en place une politique adaptée. La tentative d’intimidation qui consiste à retirer la parole à un élu ne leurre personne. Elle est juste révélatrice d’impuissance". 
Contacté par notre rédaction, le cabinet du président du Conseil général a indiqué que "Le président ne souhaitait pas communiquer aux médias ses impressions sur le sujet".

Le coup de la panne...
D'habitude, toutes les séances publiques du Conseil général sont filmées et disponibles en replay sur le site internet de l'institution départementale. L'occasion d'observer, en live ou en différé, le déroulement d'une séance... Or, selon les services concernés "suite à des problèmes techniques provenant du prestataire, la session du vendredi 15 au matin n'a pu être enregistrée et ne sera pas disponible en différé". Toutefois, le rendez-vous 39 de l'après-midi ayant été enregistré par un autre prestataire, il devrait être lui disponible très bientôt. Enfin, le Conseil général s'excusait de ce problème indépendant de sa volonté. Et indiquait "faire tout [son] possible pour que cet incident ne se reproduise pas lors des prochaines sessions, les 2, 3 et 4 décembre 2013".


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