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Pour ne plus se taire

  • Amandine Georgeon et Nicolas Morel avocats du Collectif Jeune Barreau du Jura
  • Amandine Georgeon et Nicolas Morel avocats du Collectif Jeune Barreau du Jura
  • Yassia Boudra, Directrice de l’Association, Céline Jusselme, Déléguée Départementale aux droits des Femmes et à l’égalité des Femmes et des Hommes du Jura, Monique Dupré, Présidente de l’association
Dans le cadre de la « journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes » l’Association Femmes Debout, en partenariat avec la ville de Dole et le Collectif d'avocats Jeune Barreau du Jura, a souhaité montrer que les violences sexuelles existent toujours mais que la loi évolue doucement. Vendredi, l’association Femmes Debout laissait voir et entendre les conséquences « des violences sexuelles ».

 

Monique Dupré, Présidente de l’association, rappelait en introduction :
« Chaque jour nous sommes un peu plus fiers d’apporter aux femmes, aux hommes et aux enfants afin qu’ils soient considérés avec plus de respect. Ce sont les valeurs que nous voulons défendre, que nous portons en nous et partageons auprès des citoyens, des élus, des politiques à tous les niveaux, pour éradiquer ces violences. En effet, le vouloir de chacun, l’engagement et la prise en compte de la dignité de toute personne est primordiale. »
Suite à sa prise de parole, celle-ci présentait Michel Ginies, Maire de Damparis, qui soulignait : 
« Notre ville a été la première du département à avoir signé la Charte Européenne pour l’Egalité des Femmes et des Hommes dans la vie locale ».

Des difficultés quotidiennes à être respectées...

Céline Jusselme, Déléguée Départementale aux droits des Femmes et à l’égalité des Femmes et des Hommes du Jura prit ensuite la parole. Elle précisait :
« Je suis déléguée depuis septembre 2017 sur un poste qui a été vacant pendant 3 ans. Il y a beaucoup à faire car tant les mutilations que les violences sexuelles continuent d’exister de par le monde. Encore cette année, c’est un sujet d’actualité et il est parfois difficile d’en parler. Pourtant il faut savoir que 50% des personnes ayant subi des violences sexuelles ont moins de 15 ans et la majorité d’entre elles connaissent leur agresseur ce qui explique le peu de dénonciation. Pourtant l’intégrité de chacun doit être respectée. »
Yassia Boudra, Directrice de l’Association Femmes Debout fit un petit rappel sur l’association en précisant que de cette année l’association a été reconnue d’intérêt général et peut recevoir des dons. Elle peut ainsi fournir une attestation aux donateurs pour une éventuelle réduction d’impôts.

L'après-midi a permis de visionner quelques courts métrages mettant en avant les difficultés auxquelles les femmes peuvent être confrontés dans leur quotidien si elles ne sont pas « respectées ». L'occasion de rappeller ce qu’est le consentement, le harcèlement sexuel, l’agression sexuelle, le viol…

 

Intervention de professionnels de la justice


Trois avocats du collectif Jeune Barreau du Jura dont Sophie Potrat, Amandine Georgeon et Nicolas Morel ont pu intervenir afin de rappeler la signification de chaque acte face à la loi. Il est important de rappeler que l’égalité en droit est indissociable de la liberté. Pourtant l’égalité est toujours un combat même si c’est un droit humain et politique où les pouvoirs se partagent.

Il faut rappeler que tout acte sexuel (physique) mené sans le consentement du partenaire est un viol, même s’il s’agit de son partenaire ou son ex-conjoint. Le harcèlement sexuel (moral) est de plus en plus pris en considération et va évoluer car le harcèlement de rue va être légiféré.

Une procédure rapide et discrète qui permet de désengorger les tribunaux

Dans le Jura, les victimes portent de plus en plus leur affaire devant le tribunal correctionnel car la procédure est plus rapide, plus discrète (non médiatisée, en huit clos) et cela permet de désengorger les autres tribunaux. Lorsque l’auteur est jugé et condamné à verser des dommages et intérêts à la victime, s’il n’est pas solvable c’est le fond de garantie (CIVI : Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions ou SARVI : Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infraction) qui est sollicité.  

Géraldine Pirat, première travailleuse sociale embauchée par le Conseil Départemental, intervient au commissariat de Lons-Le-Saunier et de Dole depuis 2012. Son rôle est de rentrer en contact avec les personnes qui ont déposées une main courante et parfois une plainte afin de les écouter, les orienter. L’idée est de créer des liens entre victimes, police et associations.

Ce temps a permis un véritable échange entre les intervenants et le public. Des personnes ont pu poser des questions à partir de faits concrets et être conseillées dans leurs démarches.

 

Contact :
Association Femmes Debout, 63 Avenue de Verdun, Dole.
Tél : 03.84.82.14.37
Site : www.femmesdebout.org 
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